Le maximalisme du bitcoin : origine et définition

Un spectre hante l’univers des cryptomonnaies : le spectre du maximalisme. Dans cette série d’articles, je me propose d’examiner en profondeur ce qu’on appelle le maximalisme du bitcoin, de déterminer sur quoi cette idéologie se fonde et de montrer quel impact elle a sur l’écosystème des protocoles crypto-économiques.

Je m’attarderai dans ce premier article à tenter de comprendre d’où vient le maximalisme pour en donner une définition claire. La tâche n’est pas facile dans le sens où beaucoup de personnes se revendiquent du maximalisme, mais en font preuve à des degrés divers. L’objectif est de dégager l’essence générale de la doctrine professée par les maximalistes les plus influents1.

 

Le foisonnement des cryptomonnaies alternatives

Bitcoin est une invention fantastique et constitue un changement de paradigme dans l’histoire de l’humanité. Créé par Satoshi Nakamoto en 2008, ce protocole permet d’échanger de la valeur sur Internet, par le biais d’une monnaie appelée le bitcoin, sans que quiconque puisse l’interdire et sans que quiconque puisse augmenter la quantité de bitcoins en circulation à son avantage.

Le lancement de Bitcoin le 3 janvier 2009 change donc les choses : il devient soudainement possible d’envoyer directement des fonds à n’importe quelle personne, où qu’elle se situe dans le monde et à n’importe quel moment de la journée, et tout cela à moindre frais. Bitcoin permet d’envisager la fin du monopole monétaire imposé par les États et le développement d’une alternative aux politiques inflationnistes des banques centrales. Avec Bitcoin, la liberté de créer surgit dans un domaine qui était dominé par la puissance publique depuis des siècles.

C’est pour cette raison que Bitcoin est copié dès les premières années de son existence : parce que c’est possible, parce que l’idée de Satoshi Nakamoto ouvre la voie à une vraie concurrence des monnaies sur le web. Dès 2011, on voit donc d’autres cryptomonnaies apparaître en nombre, cryptomonnaies qu’on désigne couramment sous le nom de cryptomonnaies alternatives, ou altcoins en anglais. Le premier protocole à copier et modifier le code source de Bitcoin est Namecoin, créé en avril 2011, dont l’objectif est de développer un système décentralisé de noms de domaine. Puis vient Litecoin en octobre de la même année, qui, bien qu’il ne se différencie pas tellement de Bitcoin, parvient à se faire une bonne place sur le marché des cryptomonnaies.

 

Cryptomonnaies alternatives altcoins 2014

 

Les années d’après sont marquées par la naissance de nombreux projets, sérieux et moins sérieux, comme Peercoin en août 2012, Dogecoin en décembre 2013, Dash en janvier 2014, ou Monero en avril 2014. Mais c’est surtout l’apparition de la plateforme d’application décentralisées Ethereum en juillet 2015 qui marque l’écosystème par son originalité. La plateforme donne en effet la possibilité à ses utilisateurs de mettre facilement en place des contrats autonomes (smart contracts) sur sa chaîne de blocs, chose qu’il était déjà possible de faire avec Bitcoin mais de façon limitée. L’unité sous-jacente à Ethereum, l’éther, connaît un certain succès et représentera rapidement le deuxième crypto-actif en terme de capitalisation boursière après le bitcoin.

Par la suite, le foisonnement de cryptomonnaies alternatives s’accélère. L’année 2017 est sans doute la période la plus prolifique pour ces cryptomonnaies. En effet, à cette époque, le réseau de Bitcoin commence à être de plus en plus congestionné à cause de son problème de passage à l’échelle, ce qui amène certaines personnes à se tourner vers d’autres réseaux plus utilisables. Mais surtout, l’année est marquée par une bulle spéculative monstrueuse : le prix du bitcoin est multiplié par 20 en moins d’un an, passant de 1000 $ à 20 000 $ ; celui de l’éther passe de 8 $ à plus de 1300 $ à son pic, ce qui représente une multiplication par plus de 160. Cela pousse donc certains à vouloir leur part du gâteau, et l’on assiste à la création de plusieurs milliers de crypto-actifs en tous genres, notamment par le biais d’Initial Coin Offerings, des levées de fonds décentralisées ayant lieu sur la plateforme Ethereum ou sur d’autres plateformes concurrentes. L’année 2017 est également l’année de l’embranchement de Bitcoin Cash, protocole né des problèmes de gouvernance de Bitcoin et qui connaît un certain succès malgré un apriori négatif d’une frange de l’écosystème. Cet embranchement donnera l’idée à des opportunistes de réitérer le procédé, comme les créateurs de Bitcoin Gold.

Cette création de crypto-actifs provoque une baisse drastique de la part de marché du bitcoin (aussi appelée dominance), qui, début 2018, ne représente plus que 33 % de la capitalisation totale du marché comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

 

Dominance du bitcoin BTC de 2013 à 2019

 

Les dernières années ont donc été marquées par une multiplication massive des cryptomonnaies, créées pour de multiples raisons et concurrençant le bitcoin de manière plus ou moins directe. Et, bien que la dominance du bitcoin soit aujourd’hui remontée aux 70 %, certaines de ces cryptomonnaies sont désormais bien plus respectées qu’en 2014. Mais une réaction de rejet s’est développée face à ce mouvement de diversification : une levée de boucliers appelée le maximalisme du bitcoin.

 

D’où vient le maximalisme du bitcoin ?

Notons avant de commencer qu’il existe autant de maximalismes que de cryptomonnaies (un maximalisme de l’éther par exemple), mais que ce qui nous intéresse ici est le maximalisme du bitcoin car c’est de loin celui qui a le plus de succès et possède le plus d’adeptes.

Comme on l’a vu, dès 2011 on assiste à la création de cryptomonnaies autres que le bitcoin, ce qui provoque dès le début une réaction naturelle de scepticisme chez quelques individus. En 2013, on lit déjà des critiques plus construites des cryptomonnaies alternatives de la part de personnalités du milieu comme Gavin Andresen ou Daniel Krawisz. Et c’est l’accroissement et la systématisation de ce rejet qui mènera progressivement à l’apparition du maximalisme du bitcoin.

Le terme apparaît en 2014 comme une forme raccourcie de l’expression « Bitcoin dominance maximalism » inventée par Vitalik Buterin, le créateur d’Ethereum. Fin 2014, ce dernier utilise en effet à de multiples reprises cette expression péjorativement dans le but de critiquer la position de ceux qui conspuent les cryptomonnaies alternatives2. L’objectif du maximalisme est ainsi dès le début indiqué dans son nom : maximiser la dominance économique du bitcoin, c’est-à-dire minimiser la place des moyens qui lui font concurrence de manière proche, à savoir les altcoins. Autrement dit, il s’agit de maximiser l’activité économique de Bitcoin et de ce qui s’y rattache, comme le réseau Lightning ou les chaînes latérales, au détriment de tous les autres protocoles crypto-économiques.

Puis, le 22 octobre 2014, Dominic Williams met en ligne l’article On Sidechains, Bitcoin Maximalism and Freedom, qui réagit à la philosophie présente derrière les chaînes latérales décrite par des développeurs de Blockstream dans un papier publié le même jour. C’est la première utilisation attestée du terme raccourci « Bitcoin maximalism ».

Quatre semaines plus tard, le 19 novembre 2014, Vitalik Buterin lui-même publie un long article sur le sujet. Il définit alors la doctrine du maximalisme du bitcoin comme :

L’idée qu’un milieu de multiples cryptomonnaies concurrentes est indésirable, qu’il est mal de lancer « encore un autre jeton », et qu’il est à la fois juste et inévitable que la monnaie bitcoin en vienne à atteindre une position de monopole sur la scène des cryptomonnaies.

Mais le terme ne reste pas intrinsèquement péjoratif très longtemps et certaines personnes le reprennent positivement dès 2015 : dans sa vidéo du 7 janvier 2015, Chris Derose en parle comme une position acceptable ; le 30 mai, Jerry Chan explique pourquoi il faut être un maximaliste du bitcoin ; et le 30 juillet, le lancement d’Ethereum ravive le débat et amène certains sceptiques à se ranger du côté du maximalisme. Finalement, le terme devient peu à peu un titre dont chaque bitcoineur peut se réclamer avec fierté. À la manière des jésuites, les maximalistes tirent ainsi leur nom d’un terme qui était à l’origine connoté négativement.

Il est important de souligner que le maximalisme est né dans un climat de doute : en janvier 2015, le marché était au plus bas et le prix du bitcoin était descendu jusqu’aux 175 $ alors qu’il avait dépassé les 1000 $ en décembre 2013. Ce même doute alimente aujourd’hui le maximalisme ambiant.

En effet, avec le krach et le marché baissier qui l’a suivi, le maximalisme du bitcoin s’est progressivement renforcé au sein de l’écosystème des cryptomonnaies. Ceux qui avaient placé beaucoup d’espoir spéculatif dans certains jetons numériques ont connu la désillusion en voyant leur prix chuter bien plus fortement que celui du bitcoin, et se sont donc tournés vers ce dernier. Avec la baisse des cours, la dominance du bitcoin est progressivement remontée, et, tel un phénomène qui s’auto-entretient, cette remontée a donné à l’idéal maximaliste un nouvel élan.

Aujourd’hui le bitcoin est prédominant : sa dominance approche des 70 % et, si l’on pondère la capitalisation des cryptomonnaies avec leur liquidité comme l’a fait Forbes, cette dominance atteindrait même les 90 % ! Cette supériorité permet à la doctrine maximaliste de continuer de se propager au sein de l’écosystème, à tel point qu’elle s’est retrouvée dans les propos d’un membre du Congrès des États-Unis lors d’une audition au sujet de la libra en juillet dernier.

 

Qu’est-ce que le maximalisme du bitcoin ?

À présent que l’on sait d’où vient le maximalisme du bitcoin, il nous est possible de le définir plus clairement. Comme je l’ai dit précédemment, l’idée est de tenter d’identifier ses composantes essentielles, qui sont identifiables chez ses principaux partisans.

D’après le Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales, le maximalisme est une « tendance à donner une très haute valeur à quelque chose ». Dans le cas du maximalisme du bitcoin (qui est historiquement le raccourci de « Bitcoin dominance maximalism »), il s’agit de donner un haute valeur à la dominance économique du bitcoin, et non pas à son prix comme on pourrait le penser. Cette dominance est mesurée par rapport aux autres cryptomonnaies3 (telles que l’éther, le bitcoin cash ou le litecoin), de sorte qu’elle ne peut augmenter que par le biais de l’augmentation du prix du bitcoin ou de la diminution de celui des cryptomonnaies alternatives. Les maximalistes vont donc agir en vue d’accroître cette dominance.

Selon Eric Voskuil, « le maximalisme est un effort de relations publiques visant à décourager la formation de biens de substitution pour une cryptomonnaie donnée ». Autrement dit, le maximalisme du bitcoin est une doctrine prônant l’usage de la propagande dans le but de réduire l’effet de substitution créé par les problèmes fonctionnels rencontrés par Bitcoin. Il s’agit de décourager la concurrence des autres cryptomonnaies, c’est-à-dire d’œuvrer en faveur d’un monopole du bitcoin. Bitcoin doit régner en maître et toutes les autres chaînes doivent exister en tant que chaînes latérales, ou bien disparaître : une chaîne de blocs pour les dominer toutes (« one chain to rule them all »). Bien entendu, le monopole défendu par les maximalistes n’est pas un monopole légal, mais un monopole naturel : puisqu’ils sont pour la plupart des libéraux (libertarians) adeptes de l’école autrichienne d’économie, les maximalistes conséquents n’ont jamais prôné l’intervention de la puissance étatique pour décourager l’usage des autres cryptomonnaies.

Ainsi, le maximalisme ne réside pas dans le fait de soutenir Bitcoin, d’utiliser exclusivement Bitcoin, ou d’imaginer que Bitcoin est le meilleur système. Tous ces faits sont des conditions nécessaires au maximalisme, mais ne suffisent pas, et il faut aller plus loin. Tel que l’écrit Noah Ruderman, le maximalisme est plutôt :

L’opinion, souvent défendue très fermement, que le bitcoin est la seule cryptomonnaie qui devrait exister et que les autres cryptomonnaies ne sont pas seulement mauvaises techniquement, mais aussi moralement. (je souligne)

Le maximalisme est ainsi essentiellement une doctrine morale qui prescrit l’action : le devoir du maximaliste est d’œuvrer à maximiser la dominance du bitcoin, non seulement par la construction de l’écosystème autour de Bitcoin mais aussi par l’attaque des autres projets. Le bitcoin doit donc devenir la cryptomonnaie unique.

Pour parvenir à leurs fins, les maximalistes usent de stratégies de communication qui leur sont propres. La plus répandue est sans doute l’usage du terme « shitcoin » pour désigner chacune des autres cryptomonnaies. En effet, dans l’argot de l’écosystème, les shitcoins (que l’on peut traduire littéralement par « pièces de merde », ou par « monnaies étroniques » comme certains se sont amusés à la faire), sont des cryptomonnaies qui ne reposent sur aucune base technique sérieuse, qui n’ont pas d’utilité et qui n’ont pas de valeur en dehors de la spéculation. Le mot peut parfois être rapproché du mot « arnaque » (scam) car ces systèmes de cryptomonnaie prétendent la plupart du temps avoir des propriétés qu’ils n’ont pas en réalité (décentralisation, résistance à la censure, résistance à l’inflation, sécurité, scalabilité, etc.)

C’est pour cela que tout ce qui n’est pas Bitcoin doit rentrer dans la catégorie des shitcoins pour les maximalistes : ils n’hésiteront pas à qualifier systématiquement toutes les cryptomonnaies alternatives de shitcoins ou d’arnaques, et feront rarement des exceptions.

 

Les quatre vérités universelles du maximalisme selon Giacomo Zucco
Le maximalisme selon Giacomo Zucco4
« Tout ce qui n’est pas Bitcoin est une arnaque !
Toute tentative de changer Bitcoin est une arnaque !
Toute tentative de pousser quelqu’un à dépenser du bitcoin est une arnaque !
Nous ne devrions pas être gentils avec les arnaqueurs !
»

 

Tout ceci peut prêter à confusion, et les observateurs extérieurs pourront croire à une blague, mais il n’en est rien. Dans l’écosystème, le maximalisme existe en tant que doctrine très sérieuse et semble gagner du terrain. Des articles sont écrits, des conférences sont données et des livres sont vendus par des maximalistes dans le but de propager l’empire du bitcoin sur les autres cryptomonnaies ; et ça fonctionne.

C’est pour cela qu’il est à mon avis très important d’étudier la question en profondeur. Dans le prochain article, nous verrons ainsi sur quels arguments se fonde la doctrine maximaliste et sur quoi repose son succès.

 


Notes

1. Beaucoup de bitcoineurs influents sont des maximalistes chevronnés. Parmi les bitcoineurs qui font preuve de maximalisme dans la sphère anglophone, on peut citer pêle-mêle Saifedean Ammous, Tone Vays, Giacomo Zucco, Jimmy Song, Tuur Demeester, Samson Mow, Michael Goldstein, Anthony Pompliano, Pierre Rochard, Francis Pouliot, et Mathieu Jamard (qui utilise le pseudonyme @beetcoin sur Twitter et qui intervient aussi en français). Dans la sphère francophone, il y a par exemple Gregory Guittard, Gilles Cadignan ou encore le vidéaste Cryptosisyphe.

2. Voir ce sujet du 9 octobre 2014 sur Reddit par exemple.

3. On pourrait arguer que les maximalistes cherchent plutôt à maximiser la dominance du bitcoin par rapport à des concurrents plus éloignés comme l’or et les monnaies gouvernementales (le dollar américain, l’euro, etc.) mais, comme on le verra dans le prochain article, cette dominance n’est pas aussi vitale que la dominance par rapport aux autres cryptomonnaies.

4. Il s’agit d’une capture d’écran de la présentation de Giacomo Zucco sur le maximalisme du bitcoin lors de la conférence Baltic Honeybadger de 2018. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Giacomo Zucco est très sérieux quand il affiche ces quatre vérités à l’écran. Dans sa présentation il déclare : « This can seem to you as a little counterintuitive like paradoxical even. Probably you think these are not the results of logical thinking, perhaps you think these are dogmatic or rude. What I’m trying to do here is to perform an axiomatic deduction of these four truths from first principles we can hopefully agree on. » Ces quatre vérités universelles sont donc le résultat d’une déduction logique à partir de 10 principes qu’il énonce par la suite : « If you disagree with one of these 10 assumptions, probably you can disagree with the four universal truths. Of course in that case you’re wrong, but, I mean, you’re free to be wrong. »


Sources

Dominic Williams, On Sidechains, Bitcoin Maximalism and Freedom (archivé), 22 octobre 2014.
Vitalik Buterin, On Bitcoin Maximalism, and Currency and Platform Network Effects, 19 novembre 2014.
Noah Ruderman, Sidechains don’t scale — A critique of Bitcoin maximalism, 18 mai 2018.
Leo Weese, Where does Bitcoin Maximalism come from?, 17 octobre 2018.
Eric Voskuil, Maximalism Definition, 26 avril 2019.

Je suis fasciné par les cryptomonnaies et par l'impact qu'elles pourraient avoir sur nos vies. De formation scientifique, je m'attache à décrire leur fonctionnement technique de la façon la plus fidèle possible.

7 Responses

  • Excellent article une fois de plus (et écrit dans un français parfait, ce qui est rare dans la cryptosphère…).

    Il y a aussi un aspect sectaire qui, parfois, se laisse entrevoir chez certains maximalistes. Il y aurait par exemple toute une étude psychologique à faire sur le lien étrange, mais assez visible sur les réseaux sociaux, entre maximalisme Bitcoin et… régimes alimentaires de type “carné” ou “cétogène”. (Ceci d’ailleurs sans se prononcer sur la validité médicale de ces régimes.)

    https://twitter.com/DashFrance/status/1165741105385791488

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    • Ludovic Lars

      Merci !

      Oui effectivement il y a un aspect sectaire, j’en parlerai sans doute dans les prochains articles. Pierre Rochard dit que les gens ne sont « pas assez religieux à propos de Bitcoin », ce qui montre que certains maximalistes en sont plutôt conscients.

      Pour le lien du maximalisme et régime carnivore, c’est vrai (Saifedean Ammous va jusqu’à publier des photos de son repas encore vivant sur Instagram). Mais je crois que le lien est à faire entre la communauté libérale / libertarienne américaine et ce type de régime, et que ça ne se restreint pas au maximalisme du BTC.

      Je lirai l’article de Joël Valenzuela qui me semble intéressant. L’auteur est une personne que je respecte d’ailleurs beaucoup car au moins il agit et il tente d’utiliser la cryptomonnaie au quotidien (et il n’est pas maximaliste du tout !)

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      • Oui, Valenzuela prend au sérieux la promesse de « monnaie électronique pair à pair »… et il est volontairement et totalement débancarisé depuis des années. Ils ne sont pas nombreux, ceux qui ont le courage de mettre en pratique leurs théories. Respect !

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    • Noj

      Hum… personnellement je suis vegan et maximaliste, mais peut-être suis-je l’exception qui confirme la règle ? Après il est vrai que je peine à me reconnaitre dans le portrait qui est dressé ici du maximalisme. Je concède certes qu’il m’arrive parfois d’utiliser le terme « shitcoin », mais mon activité de « maximaliste prosélyte » se limite à ça. Et je ne caillasse pas non plus les vitrines des bouchers.

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      • Ludovic Lars

        On parlait de manière générale : beaucoup de maximalistes, et notamment les plus influents, ont un régime alimentaire axé autour de la viande. Ça veut pas dire qu’on peut avoir un régime différent et ne pas être maximaliste.

        On peut être maximaliste à différents degrés comme je le dis dans l’article, l’objectif est d’en saisir les principales caractéristiques. Dans le deuxième article, on verra comment ce maximalisme peut se justifier.

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  • Steve Deplus

    Merci pour ce bel article, qui mérite une petite rétribution… en BCH! 😉

    Autant je trouve également les maximalistes sectaires, autant j’ai du mal à voir le lien avec le domaine de la nutrition. J’avoue être moi-même adepte du régime cétogène (lecteur assidu de Contrepoints évidemment) et je fais cette expérience essentiellement pour moi et pour éventuellement montrer l’exemple à mon entourage(que oui ce mode de vie est possible) S’il s’avère en plus qu’il minimise les maladies métaboliques (diabète, Parkinson, cancer?,…) je serai content d’avoir contribué en tant que cobaye! 🙂

    Je suis pour l’instant fan du bitcoin cash (BCH maximaliste?) car je trouve qu’il se rapproche le plus de l’esprit du bitcoin originel que n’a plus BTC (frais de transactions et temps de validation essentiellement) mais si une autre crypto venait a dépasser BCH en terme de scalabilité et de fonctionnalités, je ferais la transition vers cette monnaie. Je ne comprends pas pourquoi des libéraux (sois disant) refuseraient cette concurrence en ce qui concerne les monnaies…

    Cordialement
    Steve

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    • Ludovic Lars

      Merci beaucoup pour le pourboire !

      Beaucoup de maximalistes adoptent un régime cétogène ou carné (ce qui fait que c’est devenu une sorte de mème), mais évidemment ça ne se limite pas à eux.

      BCH maximaliste?

      Vu ce que tu exprimes plus bas, ce n’est pas le cas 🙂

      Je ne comprends pas pourquoi des libéraux (sois disant) refuseraient cette concurrence en ce qui concerne les monnaies…

      J’expliquerai dans le prochain article pourquoi les maximalistes font ce qu’ils font.

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